Publié le 27 Mars 2013

My world from A to W.

 

 

I watch water and I’m entranced.

The sea beckons me… always has… calling me… calling me back…

Water… oh water… awashed…

 

I dream… I’m dreaming… I wish for a land where the land is sea…

Water here… water there… water everywhere…

Water finds it way everywhere in every way… like nothing else does…

Even beyond the sea… beyond the sea… after the water there’s water… more water… water bearer of life… beyond the water there’s more water…

 

Water puts me through a complete revolution… water makes me come a full circle…

An emotion motion… water in motion… water is my locomotion… like a forgotten sensation… just below the surface… just waiting to be awaken… arisen… water on the rise… hell or high waters… a soothing hug like on a mother knows… way a mother goes…

Water… wave… waiver of castaway life lost to land… lost at land…

In remote mode I float… I’m floating… wallowing in the mere pond of life… nutrient broth… froth of sloth to some… I reckon I’m one of them… waiver weaver in the wake of life…

Water is my element… whether drop puddle pond or pool… brook river lake to sea… steamed back to heaven falling from all clouds… and we’re back… to water… the sea… the ocean… I lose myself… and I regain myself… again…

I may be sweat… sweated back to sea…

 

Hail storm or rainstorm it’s all water to my lips…

Returning to my primal primeval primordial element in the abyss of the womb of this world only to find the pollution of our world… to realise that time honoured dream of a healthy protozoon life on earth… go back to a life when earth still had a future…

 


 Jesse CRAIGNOU

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Publié le 23 Mars 2013

 

Dans son Domaine Des Murmures,

Carole MARTINEZ nous embarque dans le conte d'un parcours initiatique...

 

Contre toute attenente une femme annonce au moment de dire oui qu'elle dit non

parce qu'elle a dit oui à la religion et répondu à l'appel divin...

et bien rien ne va se passer comme prévu dans ce moyen-âge décadent...

 

Son chemin de vie nous fait suivre le parcours d'une femme qui

au sacrifice de sa vie pour son voeu va changer tout son monde avec elle...

 

Le style de Carole Martinez est en même temps fluide et construit, rare talent...

 

A lire absolmuent tant pour son histoire que pour son originalité !

 

 

Jesse CRAIGNOU

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Publié le 23 Mars 2013

 

Entendu ce matin à 7: 00 sur France Culture :

On est en Ardèche...

à quelques encablures de l'Ardèche... dans le Gard

La Radio de la Culture a-t-elle perdu le nord ?

Mais enfin... On est où ?

 

 

Jesse CRAIGNOU

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Publié le 23 Mars 2013

Le couperet est tombé ce matin la Francophonie dans l’Union Européenne a chuté de 40 % à 6 % en quelques années… dans le même temps l’utilisation de l’anglais est passé de 60 % à 90 % !

 

Il faut dire que depuis le début des années 80 en France tout et surtout n’importe quoi a revêtu le qualificatif de culture et de culturel… les musées pullulent et comme disait un intéressé récemment sur le ondes françaises il n’y jamais eu autant de culturel et aussi peu de culture…

 

La Francophonie a été divisée par deux en 30 ans dans le monde… culminant à la bassesse d’à peine 180 millions aujourd’hui de 350 millions alors…

Il faut dire que la France y est pour beaucoup… pendant que le milieu qui se prétend culturel et médiatique français débat de l’intérêt des monde d’expression émergeant, et disparaissant généralement aussitôt des langages de ses cités et dépense des sommes colossales à les promouvoir… le monde anglophone s’intéresse à l’évolution pratique de l’utilisation de l’anglais pro domo et dans le monde… laissant les cités apprendre la langue du pays… plutôt que de prétende en inventer d’autres…

Les médias français quant à eux ne parlent même plus français !

Sans parler des mots soit disant anglophones et autres dont ils croient enrichir leur langue et leur culture, le médias français sont tellement bourrés de fautes de français de grammaire et d’orthographes qu’on ne les compte plus et les auditeurs finissent par parler la même langue… qui s’éloigne toujours plus du français !

 

 

Jesse CRAIGNOU

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Publié le 23 Mars 2013

 

On a retrouvé la voix de la Joconde !

On pourrait croire à un canular mais ce n’est pas ce qu’affirme ces scientifiques qui à mon humble avis n’ont pas grand chose d’intéressant à faire (on paie vraiment des gens du denier du contribuable à faire de telles études ?)

 

Quand on regarde les gens autour de soi, de toutes origines, de tous types, de toutes formes… qui ont soit une voix semblable soit une voix totalement différente on peut se poser un minimum de questions…

 

Quant à retrouver le cri d’animaux disparus depuis des dizaines u des centaines de millions d’années… on peut vraiment aligner ces scientifiques autoproclamés sur les pires charlatans !

 

 

Jesse CRAIGNOU

 

 

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Publié le 14 Mars 2013

 

for Toni forever

 

Met this girl named Toni… blond blue eyes cutie pie sweet as honey…  and wild as they come… Toni was the sun and the moon to many a guy who wouldn’t ever get near her…

The motley crew of us used to meet at the Tiroler bar for a pint before we all mobbed down in a beeline for the Bowling Alley… to warm up for yet another one of our funky nights at the Carioca discotheque…

 

She used to flirt with me but whenever I got too near she made it perfectly clear…

There was that boy named Tony Anglo-Italian as I remember –who had a crush on the blondie… but whenever he got too near… this bubbly blonde bombshell… soon told him where to stand… just like me…

No there were no other guys… jus Tony and I… and Toni and I…

One day… one night… he almost got me to fight with him over her… but I’m a lover not a fighter…

 

Full of beans Toni mesmerised people and se magnetised the… drew them… like a magnet… Toni loved people and everybody loved Toni… Toni boomed… Toni beamed… Toni shone… radiating her joy of living all over… spreading happiness wherever she went… in a wake full of fun and love…

 

Toni walked out of my life one sunny day… one fine summer day… and devil may care I’ll be damned if I enquired about her…No grudge no grief no hard feelings… life moved on for all of us and so did Toni… and I just assumed Toni had flown off to sheltering skies of yonder wonder… and would reappear as if by the magic she worked on the world…

That’s the way the cookie crumbles…

Little did I realise then that Tony too had deserted our stamping ground…

 

 

Life went its jolly way and all was well until Razmick brings her name up again in a casual conversation some year later…

Do you remember Toni ? he beams…

Toni ? Tony’s Toni ? Who doesn’t ?

Yeah… Tony’s Toni… precisely…

Raz what am I supposed to know about Tony’s Toni ? That she married HIM in the end ? I thought I was being funny…

She did indeed… and the loving pair of them went off to their honeymoon in Belgium… but I read in the Gazette this morning… that they had met their death there… died in a car crash… She died and he died….

 

 

BLOW ME DOWN !

I was thunderstruck !

 

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Jesse CRAIGNOU


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Publié le 14 Mars 2013

à ma sœur Arielle

 

 

À quoi ressemblerait-il celui qui se coucherait à ses côtés au soir de ses jours ? L’amour serait-il au rendez-vous ? L’émotion aurait-elle survécu à l’habitude ? L’habitude aurait-elle résisté à l’usure ? Elle ne savait… Elle ne pouvait  l’imaginer. Sa question était plus pressante. Elle était pressée.

À quoi ressemblerait-il celui qui viendrait la cueillir dans son parterre ? Sa solitude s’étendait dans ses heures qui s’allongeaient… La passion était consumée. La rupture était consommée. C’était le creux de la vague et le vide lui pesait. Ce vide s’appesantissait sur son cœur qui se lassait. Le pronostic lui semblait fatal : son remède semblait difficile à ordonner.

 

Qu’allait-elle devenir ? Elle s’interrogeait à son tour…

Après tout, qui était-elle ? Une femme. Une mère peut-être… Elle ne se trouvait guère que des défauts. L’avenir lui semblait noir. Mais non il lui fallait rassembler ses qualités. On n’est jamais foncièrement mauvais. Tout n’était pas négatif. Tout ne pouvait pas être tout noir même si tout ne pouvait pas être tout rose. La coupe ne pouvait être qu’à moitié vide. Elle ne voulait rien d’autre que l’amour. Un homme qui la complèterait. Quelqu’un qui la reconnaitrait. Quelqu’un en qui elle se reconnaitrait. Quelqu’un en qui elle se retrouverait. Cela ne pouvait être bien difficile. La plupart des gens semblait déjà l’avoir fait. De plus, une personne qui vit seule, à son âge, n’est pas sécurisante pour les autres. Pourquoi est-elle encore seule ? Est-elle rivale ? Elle n’est qu’impaire. Elle n’est qu’une autre intruse, avec tous les dangers que cela comporte… Elle dérange les forts. Ils viennent vers elle, enflés de leurs mots qui se croient bien placés. Elle arrange les faibles, ceux qui se croient déplacés. Ils viennent vers elle, panser leurs mots. Elle les écoute tous avec pour raison la déraison, pour compagnon la désillusion, pour fanion la soumission et l’omission. L’addition, la soustraction sont sommation. Contraventions aux conventions. L’intention enfante la dimension. La confession la commisération.

 

Il lui fallait se ressaisir mais, avant, il lui fallait se rassasier. Telle un vampire, elle se mit en chasse. L’âme sœur ne pouvait être bien loin. Elle l’avait peut-être déjà rencontrée par hasard. Elle le croisait peut-être déjà régulièrement. Il était peut-être déjà là qui la regardait. Elle ne l’avait peut-être pas encore remarqué mais cela ne saurait tarder. Pas vu pas pris. Pas pris en considération. Cette idée de l’autre qui l’attendait au chaud, à l’abri, tapi dans l’ombre qu’elle devait dévoiler, mettre à jour, la divertit quelque temps. Mais elle se lassa. Elle se laissa aller à la mélancolie. Par dépit, elle révisa ses choix. Elle redéfinit ses priorités et ouvrit son laboratoire pour procéder par élimination.

 

Ravivée. Ravigotée. Elle se confondit en conjectures, en compromis aléatoires, destinations déboires. Carambolages en séries, éraflures, tôles froissées et bris de glaces.

Elle se retrouvait devant le mur.

Elle avait tout essayé. Les rencontres fortuites, les rencontres forcées, les rencontres organisées. Quel que soit le moyen, elle avait déployé tous ses moyens. Elle avait affûté toutes ses armes. Elle avait effilé toutes les lames.

Elle y avait usé de tout son charme pour n’y retrouver que ses larmes. Elle avait tout essayé. Elle les avait tous essayés. Les plus jeunes, les moins jeunes, les grands, les petits, les gros, les minces, tous y étaient passés. Tous l’avaient blessée. Tous l’avaient laissée.

Elle avait fini par se dire que tout était fini. Que c’en était fini de sa recherche effrénée. Elle se mettrait en berne. Elle rangerait son cœur de verre sur l’étagère… De là, elle verrait. Elle descendrait peut-être un jour, pourvu qu’on la remarque. Pourvu qu’on rallumât sa flamme.

 

Elle en était là de ses considérations quasi noviciales quand, un jour, par un grand jour d’été, dans un grand soleil aveuglant, elle le vit.

 

Elle ne le vit pas tout d’abord. Le rayonnement était trop fort. Puis, elle l’aperçut. Elle le distingua et son image irradiante se précisa, se dessina même. Pas de doute. Non, aucun doute possible, c’était bien lui. C’était bel et bien lui ! Cet homme qui se dressait là, devant elle. Cet homme qui venait au-devant d’elle. Elle le reconnaissait. Il n’y avait pas d’erreur possible, pas de méprise. Elle ne savait plus à quoi il ressemblait cet homme qu’elle avait tant de fois imaginé, sous tant d’apparences possibles. Elle lui avait prêté toutes les allures. Elle lui avait accordé tous les sentiments, tous les crédits. Elle n’en avait trouvé aucun. Elle n’en avait reconnu aucun. Décidément, il n’était pas derrière tout ça. Alors de là, comment imaginer qu’il se cachait derrière ce rideau de lumière. Qu’il étincellerait de mille feux. Qu’il la ravirait à ravir. Non, tout cela ne pouvait être que le produit d’un rêve. Cet homme ne pouvait sortir que d’un rêve. Pourtant, elle ne rêvait pas. Elle ne dormait pas. Elle était bel et bien aveuglée dans la lumière.

Les étrangers ne seraient plus des étrangers, étrangement. Devant cette averse de lumière, le temps d’un éclair, il était devant elle. Elle n’en revenait pas de lui qui venait pas à pas. Petit à petit, elle abaissait ses défenses. À son élan, elle avait rangé ses lances. À son avance, elle avait fait son avance. Elle étendait l’étendard de son cœur à prendre. Mais, déjà, elle ne le voyait plus. Elle se sentait entrant dans son encan. En transe, elle entra dans sa danse et, l’encerclant de ses bras elle sentit qu’elle s’entait à son flanc. Ses vannes s’évanouirent et le flot de son amour la pénétra. Une avalanche s’épancha et leurs émotions fusionnèrent. Cette émulsion décantée les retrouva en communion. Union fraiche affranchie de ses frontières dans un bonheur infini. Elle était bien, il était bon.

 

Passionnée, leur passion s’écoulait paisible. Action par fraction, pas friction. Émulsions, émotions, sensations. Fonction, amour de faction. Fusion, effusions et non pas frustration.

Cet amour dont, depuis toujours, elle avait rêvé lui avait été adjugé au jugé. Rien ne pouvait mieux la combler. Au diapason, à l’unisson, ils faisaient sensation.

Cette union durait, dure, durera qui sait combien de temps. En attendant, elle baignait dans ce bonheur rémanent. Ce bonheur réparateur de tous les bonheurs perdus, brisés, rompus. Ce bonheur n’avorterait pas. Ce bonheur ne connaitrait pas le malheur. Ce bonheur portait bonheur. Ce bonheur nu les portait aux nues. Ce bonheur parvenu au bienvenu. Ce bonheur sans retenue.

 

Petit à petit passionné et passionnant. Tour à tour aimé et aimant. Il était carrément caresses. Calé dans ses câlins. Cocon. Cocoon. Cocooné. Amour. Amour toujours.

 

 

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Publié le 14 Mars 2013

 

à Marie

 

 


C’était devenu la mode… On dématérialisait… à tout va… à vau l’eau…

 

Avec la dématérialisation est arrivé tel un effet collatéral insécable le piratage…

Tous ceux-là de tout acabit… de tous crins de tous poils… qui voulaient aider se servaient pillaient volaient tout ce qu’ils pouvaient attraper… films livres musique tout était bon… tout y passait… tous pouvaient en profiter… tous voulaient en profiter… tous en abusaient…

 

Le comble du ridicule était que tous ceux-là accumulaient tant qu’ils n’avaient même plus le temps de profiter de leur caverne d’Ali baba… y allant de tous leurs décibels de la critique de ceux-là qui leur avaient apporté leur trésor qu’ils s’enrichissaient… qu’ils accumulaient les bien et les richesses pour eux seuls… sur le dos des autres… qu’ils volaient à tour de bras… ils tombaient à bras raccourcis sur tout ce qu’ils pouvaient s’approprier… au nom de la reconquête des biens volés par les riches…

 

Une société en pleine expansion à l’avènement de l’ère des loisirs… avec plus de bien-être… plus de bonheur… clamaient-ils tous reprenant les slogans populistes de mise…

 

Tu ne peux pas comprendre’ m’assénait à répétition mon amie marie… ‘Ces gens se sont enrichis à millions sur le dos des autres sans rien donner… on ne va pas toujours payer pour ces gens qui ne font que tout prendre… moi je ne veux plus payer

Mais personne ne te force à consommer ! Une se disant décroissante comme toi le sait mieux que tout autre comptable de surcroît…’

Le secret de la vraie décroissance de Marie résidait dans le ne pas ou ne plus payer… et Marie contrôleur de gestion… Marie la décroissante… Maire la sociale… Marie l’égalitaire… Marie l a consommatrice me retrouvait au centre commercial les bras chargés de sacs de nouveaux vêtements arborant toujours plus de nouveaux bijoux et une nouvelle coiffure… et m’accusait toujours plus à notre table de déjeuner de profiter d’un système et des autres… pour ne plus me parler que des ses voyages de vacances et ses RTT… son nouvel appartement à la mer… Marie qui n’a pas encore relié l’effet papillon aux nouvelles boucles d’oreilles éponymes qu’elle arbore fièrement…

 

La même qui depuis cinq ans qu’elle me parlait de décroissante s’étai acheté deux autres appartements… loin de culpabilisait Marie déculpabilisait…

 

Pendant un temps on compensa bien par la consommation et assistant les indigents de plus en plus à dépenser en achetant des produits qui venaient maintenant tous de l’étranger… l’argent fuyait vers l’étranger…

 

 

Et puis les temps prirent la mesure de leur temps de ces temps de dématérialisation…

Cela commença par une très grande enseigne de produits de loisirs et culture d’un pays voisin… qui ne pouvant plus faire face aux chutes de ses ventes ferma tous ses hypermarchés et entrepôts logistiques claquant la porte d’entrée de jeu sur cinq mille emplois directs ainsi oblitérés… cette société qui embauchait dans toutes les villes où elle était implantée de petites entreprises de transport dut finalement s’en passer par là même les contraignant à la faillite… dans la même foulée que tous les autres fournisseurs de matériel et matériaux et jusque dans notre pays…

Les sociétés restantes surtaxées et harcelées par les conditions aberrantes  imposées par les syndicats… finirent par jeter le bébé avec l’eau du bain et quittèrent le pays… et s’en allèrent porter leur travail et leurs emplois ailleurs… emportant avec elles leurs biens et leurs capitaux… les contributions qui avaient jadis fait la richesse du pays et ouvert de grands bassins et pôles d’emplois qui finirent par appauvrir le pays et le continent…

 

 

Et puis tous ces gens qui avaient perdu leurs emplois dans la foulée ne purent plus faire face aux travaux qui incombaient dans leur demeure… surtout que le gouvernement pourtant social annonça que le pays ne pouvait plus faire face à quarante années de social croissant et galopant… devait réduire sans facture sociale et ne pouvait que constater sa fracture sociale…

Et Maire en chorale avec tous les autres de scander ‘Vous voyez… on vous avait prévenus… on vous l’avait bien dit… ce système ne pouvait pas durer… ne pouvait plus durer…

 

Mais voilà que le temps aussi avait fait son affaire et n’avait pas fait l’affaire de tout le monde… car tout finit par arriver et l’histoire du monde est qu’elle se répète et… se retourne toujours au final vers ceux qui ont commencé… on ne sait pourquoi ni comment mais c’est une garantie qui s’est toujours avérée infaillible…

Le tout gratuit a un prix… et surtout il a un coût !

 

 

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Publié le 14 Mars 2013

Le Secret De Yasmina

 

à Yasmina

 


Yasmina… rebaptisée Jasmine par sa patronne hystérique… qui de toutes façons rebaptisait tout le monde… quand elle ne massacre pas tout bonnement et simplement votre nom…

 

Yasmina n’est sûrement pas la personne la mieux qualifiée du monde pour exercer son métier d’assistante d’hôtesse d’accueil de répondeur automatique de machine à café de photocopieuse de femme de ménage et de bonne à tout faire en somme… mais elle présente plutôt bien elle est jolie aussi accueillante que sympathique… pour toute qualification pendant que sa patronne hystérique tempête Jasmine ! Jasmine ! Jasmine ! tonitruant Jasmine ici et Jasmine là  et Jasmine par ci Jasmine par là  à qui veut l’entendre alors que Yasmina ne l’entend que trop même si elle ne souhaite de toute évidence plus l’entendre et surtout pas crier son nom par-dessus les toits… et encore moins celui de Jasmine accolé à sa personne… qui ne lui dit rien et ne lui rappelle personne… sinon celle qui l’appelle sans cesse Jasmine…

 

Toujours joviale elle accueille tout le monde également amicalement offre et fait l e café range arrange… mas jamais ne dérange jamais ne déroge… Une vraie fée de l’école ! Et si un nom circule sur toutes les lèvres des résidents et des passants c’est bien celui de Yasmina ! Yasmina ci… Yasmina là… Yasmina lì… Yasmina là…

Heureusement que Yasmina est là pour l’école… et de juste retour des choses heureusement que l’école est là pour Yasmina… car Yasmina n’a pas de vie en dehors de l’école… du lever du soleil au crépuscule Jasmine-Yasmina rayonne sur l’école… levée aux aurores telle une fleur héliotrope toujours tournée vers la lumière…

 

J’ai appris à connaître Yasmina au fil et au cours de notre courte collaboration dans cette école où je travaillais l’été… tôt… l’étau se resserrait insidieusement…

Yasmina vivait seule à Paris… loin de sa famille marseillaise… qui la chance d’être aussi bien marquée par le destin… sa mère morte prématurément d’un cancer malin… son père lui-même très malade et dépendant… sans parler de son frère qui ne trouvait toujours pas de situation…

Pourtant les choses se passaient relativement bien pour elle… sa coquille de noix semblait tenir le cap dans la tempête…

 

La dernière année Yasmina fait  une rencontre.

Avec tous les ingrédients d’une rencontre…

Un weekend de printemps à Toulouse et là elle rencontre l’homme qui lui envoie des fleurs tous les jours bouquet après bouquet tous les jours l’appelle et la rappelle souvent dans la journée…

Les weekends de Yasmina sont maintenant bien pris…

Allers et retours de l’amour… Son nouveau rapport la transporte la soulève l’élève… lui donne des ailes et Yasmina vit sur un nuage… Allers-retours… loin bien loin là-haut au-delà au-dessus des aléas quotidien elle plane et ne voit plus que le soleil briller sur l’armure de son chevalier servant… Outre les outrages le harcèlement de sa patronne hystérique lui sied presque… Elle nage dans le bonheur !

Sa vie va maintenant se construire à l’étalon de ce nouveau bonheur…

 

Yasmina d’habitude si réservée conte se raconte se répand…

Elle ne cesse de nous parler de nous raconter cet amour cet homme qui lui conte fleurette… ce bonheur naissant qui la fait rayonner… Yasmina irradie et sa radiation est contagieuse… Yasmina est une nouvelle femme… rayonnante radieuse rayonnement de ce nouveau bonheur… elle se prend et on la surprend à rêver… au fur et à mesure au fil du temps elle s’éprend et se réalise…

 

Puis soudain c’est le clash ! Le big bang !!!

Le volcan éructe sa lave… le tsunami déroule sa vague scélérate… balayant d’un coup tout le monde de sa plage édénique idyllique… vipère elle vitupère… crache son venin… éclabousse tout le monde… hisse… ouste !

 

Un jour qui n’était pas fait comme un autre Yasmina pète un câble.

Elle invective sa patronne l’insulte lui hurle qu’elle la déteste… et tout le monde avec ! Elle nous hait !!!

Tous jetés dans le même panier… rejetés… réfugiés…

Calme-toi Yasmina… qu’est-ce qui ne va pas ? qu’est-ce qui t’arrive ? qu’est-ce que tu as ?

Yasmina nous peine.

Immédiatement les collègues témoins imaginent le pire…

Le bel ange de Yasmina a repris son envol… une autre femme… le temps la distance ne font rien pour les amours naissantes…

Yasmina nous fait de la peine.

 

La patronne… dont le cœur s’est arrêté à l’âge de pierre… dans un élan inattendu et anormal de compassion qui n’était pas soupçonné dans sa trempe… l’invite à prendre une boisson à se calmer à se confier à… mais non rien n’y fait… tout au plus les choses empirent… Yasmina devient plus hargneuse odieuse violente agressive…

C’est la confusion la plus totale… le monde de Yasmina s’écroule…

Un médecin est appelé en urgence… qui appelle l’ambulance et l’envoie direct en HP…

Yasmina est internée… la patronne dans un nouvel élan tout aussi inattendu d’humanisme et normal de compassion recherche les coordonnées des parents de Yasmina…

 

On cherche… on cherche…

 

 

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Jesse CRAIGNOU


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Publié le 12 Mars 2013

 

A Museum of Memory has recently opened a memory place… and as one would have it that we never know what to expect from those places… my first thought was ‘why bother ?’... and then those are always the furthest places that one visits and never the closest one… or only when those from afar come visit us… when they haven’t had the nerve to go there before we even thought of going…

And it was fuelled by those reflections that I went forth in a beeline to the museum… precisely because I wouldn’t normally have gone… if I had only let myself go…

 

The Lego-like building on two levels spray-canned over like a rainbow… bracketed in black and white… awkward design in a city in a country where design rules and thus I surrendered to reason and went straight to the ticket office to buy myself in…

Long queue… elbowing my way in through the maddening crowd… into a great white room menacing like a shark inspecting its dinner… but what a surprise my surprise was when I found out that there was… beyond the flood of visitors making the place buzz like an industrious beehive… nothing but… nothing ! and nothing from nothing leaves nothing… to be desired… why then a museum… full of emptiness ?

 

Both awed and amazed I turned and turned… round and round… waltzing about the place like a whirling dervish in the ever so luminous voluminous space… losing myself in the hopelessness in the hope of finding there some reason some obscure reason why… why I was even there…

 

 

And if I was there in that designed desert… without sight nor sound… no rhyme nor reason here to find… nothing to be here for… nothing to be understood… withstood in the staid of time… I wished it had drawn… had dawned on me… the very meaning of all this… the roaring meaning of all this… the why of this outcry of colour… of emptiness in the fullness of this colour… these colours… this rainbow coloured waste land… the ways of the land… but no… lo and behold no hold… not the slightest tiniest sign of a lead… to hold on to… no holds barred in this barless prison cell this jaded chromatic jail…

 

 

I stared at the walls wishing willing them to eventually materialise something out of this monochromity…  non-entity exhibition of void… devoid of volition to gesture one way or the other… whatever… all to no avail… the emptiness prevailed…

I was sure… I was sure of it… I was so sure of myself that if I willed it hard enough something would come out of it…

Again and again did I try to force them into expressing if only a mere mutter… but their shutters remains drawn… and I remained withdrawn… top to bottom… bottom to top… it seemed the more I tried the more they tried to hide… to shy away from comprehension… withering away into the depth of their colourful oblivion…

 

It was hopeless… I had hoped for less of a hope… I should have known… it was clear… the writing was on the wall for all to see… there was nothing hidden… no hidden agenda… no hidden persuader… no secret message… do all questions ever find meet their answers ?

The more I moved on… the more I progressed… the more I spurred on… the more I gained momentum… the more I proceeded the more I receded… indeed… the more I got the less out of it… blah blah blasé of commenters mentoring the evolution of this revolution… more talk more walk… more walk less talk…

 

 

I eventually left… I was left with the impression… under the impression that the pressure had been too much… too demanding… too taxing… too… at the end of that photovariable extortion I only felt the exhaustion of the whole effort… the whole arson of the arsenal of intellectual material blown to smithereens of abstraction… a waste of time and effort… all in one…

 

 

That was precisely when one of my friends announced she was arriving down from Sweden to stay for some time and that she wished to visit that new museum of Memory… had she too gone mad ?

The press had play its usual malevolent part in spreading the disease and this place was the rage and the epidemic was gaining ground… endemic… Had the whole world gone AWOL ?

What ? Don’t tell me you haven’t heard ? Haven’t visited the second floor ?

  • What second floor ?
  • THE second floor ! There’s only one !
  • Exactly my meaning there’s only ONE floor…
  • No… only ONE SECOND floor…

That was too much !

Languages do have that knack of playing tricks on the mind with their meanings and double entendres… giving one that je-ne-sais-quoi of a ruthless ménage-à-trois with your own brain…

 

That was how I discovered that our museum had not only conquered space and global room as well as one more dent into our sky…

 

 

Jesse CRAIGNOU

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