Publié le 27 Mai 2012

 

Le papi le plus sympa, le plus passionnant, le plus avenant… le plus amène… le plus à même, de l’astronomie mondiale a posé, déposé et défait ses valises dans l’hexagone… et là, dans un pays qui se targue, qui se vante, de sa science et ses institutions scientifiques… de la recherche… une nouvelle étoile de l’astronomie et de la science est née… dans un ravissement céleste… à grand spectacle…

 

Hubert Reeves a la connivence, la science et la confiance des étoiles… et semble en avoir l’âge… sa science est hors d’âge et a tout l’apanage de la révélation… à la révolution copernicienne culturelle…

 

Le professeur nous asperge régulièrement d’une pluie d’étoiles, d’une pluie de poussières d’étoiles… mais pourquoi ? pour qui ?

Car enfin, nous ne parlons pas ici d’une star de quelque art, d’un modèle de beauté, d’une révélation…

 

 

Dans un pays qui a perdu la plupart de son agriculture et importe ses fruits, légumes et viandes … un pays qui a exporté son industrie pour réimporter ses produits finis… qui s’attendrait à voir inviter un astronome et non un agronome ou un chimiste… et là nous avons Hubert Reeves…

Il nous fait lever les yeux vers les étoiles… nous entraîne dans ses nuages… la tête dans les nuages au septième ciel et bien au-delà… dans le sillage d’une comète… à bord d’une étoile filante… au travers de la voute étoilée de la voie lactée… qui nous joue son spectacle son et lumière grandiloquent… Cassiopée, Castor et Pollux pour compagnons de route dans l’odyssée de l’espace…

 

Hubert Reeves est omniprésent… tel le ciel qui nous entoure…

On le trouve partout… parlant de tout… et de n’importe quoi… de n’importe qui… et tout le monde boit les paroles de son douce et merveilleuse faconde…

 

Jesse CRAIGNOU


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Publié le 27 Mai 2012

 

Viens dire bonjour à Lucienne’ me dit la vielle fermière voisine qui nous fournissait et crème et beurre et lait… mère âgeant de Lucienne…

Le pré-adolescent sociable et poli que je suis s’approche de Lulu… et lui fait une grosse bise même si elle me rend un bisou baveux…

 

Lucienne est toujours assise dans sa chaise… entre la cheminée de la grande salle de repas, de cuisine, de réception et de séjour de la ferme et la télé encore en noir et blanc… La salle des pas perdus de Lucienne…

 

C’est toujours un grand bonheur de voir Lucienne.

Elle est toujours de bonne humeur… Elle n’a jamais de problèmes et n’en crée pas non plus… Elle toujours contente de voir tout son monde… tout le monde… et le monde qu’elle peut voir… qu’elle ne peut recevoir… que percevoir… qu’apercevoir…

Les dangers et les tribulations du monde ne semblent pas l’affecter… trônant telle une royauté accordant audience au monde qui l’entoure… et se presse autour d’elle…

 

C’est toujours un plaisir de les voir et de voir Lucienne…

Ils sont tellement accueillants et généreux… Ces gens-là avaient encore aussi l’intelligence du cœur…

Lucienne a toujours ce sourire insondable que je n’ai retrouvé que dans la chanson Almaz de Randy Crawford… ‘Personne n’en voudra… car la vie ne l’habite pas…’ dit la chanson qui ne manque jamais de m’émouvoir… et dans la chanson d’Il Était Une Fois… ‘Mais elle ne peut pas danser… elle n’a pas le corps à ça…’ Corazòn… Corps…

 

Car Lucienne ne parle pas… elle essaie bien parfois… mais rien ne sort… rien ne vient… rien ne va… rien de compréhensible… même à moi qui parle pourtant déjà plusieurs langues et ai appris son patois normand… Elle ne bouge pas non plus ou si peu car sa chaise trônant au milieu de la pièce et son univers…

 

Lucienne nous donne des bonbons quand elle peut… je les accepte avec plaisir moi qui n’en mange pas… car sa générosité fait plaisir à voir et son sourire brille sur son monde… et irradie le nôtre… La lumière de Lucienne nous illumine… à sa manière…

 

Sa mère s’inquiète… Que va devenir Lucienne le jour où elle partira ? Mais tous comprennent bien que Lucienne risque de faire ses valises et se faire la malle la première… Au milieu de sa quarantaine Lulu n’a que peu d’espérance de vie… Et d’ailleurs s’occuper d’elle est un boulot à plein temps…

 

Et puis… un jour qui n’était pas fait comme les autres… les services sociaux sont intervenus…

Avec les nouvelles dispositions relatives aux handicapés, vous avez droit à une aide…’, répète ad libitum la matrone des services d’aide à la personne… madone des nécessiteux… qui entonne à chaque visite rapprochée plus la dernière sa ritournelle…

La brave fermière avait beau dire que tous ont toujours été présents pour Lucienne et qu’elle était très bien entourée et heureuse… la missionnaire mercenaire du social n’en avait cure… ‘Et puis… soyons honnêtes et regardons le choses en face… vous ne rajeunissez madame C…

La sentence était tombée comme un couperet qui couperait le cordon ombilical du duo mère-fille… binôme mère-môme…

 

Et il ne fut pas long le délai qui vit l’éviction et la réinstallation de Lulu dans son nouvel asile… où Lucienne… notre Lucienne à tous… allait au-devant d’une nouvelle vie… et nous n’avons plus vu Lulu… installée en ville à portée de tout… déportée de tous…

 

 

Lucienne n’a pas résisté…

La télécommande n’était pas pratique pour ses gros doigts gourds… inarticulés qui n’arrivaient pas à tenir et courir sur le cadran de la boite… Les ustensiles glissaient de ses mains… et elle ne savait pas cuisiner nettoyer ranger… D’ailleurs elle n’avait pas le corps à ça… et n’avait pas le cœur à ça…

Sa chaise n’arrivait pas assez près des meubles et ustensiles qu’elle avait trop de mal à manipuler… L’éloignement… La distance ont fait le reste…

Son aide à la personne n’était personne d’autre qu’une étrangère souvent acariâtre et impatiente qui n’était pas sa mère… n’avait pas l’amour d’une mère l’attention d’une mère mais la tension… dont n’avait pas besoin Lucienne… qui la forçait à faire les efforts dont elle était incapable… Mais surtout Lucienne était seule… Elle n’avait jamais aspiré jamais demandé cette vie qu’on lui avait imposée…

Bientôt Lucienne ne mangeait plus ne buvait plus… Lulu ne vivait plus… Lulu avait tout perdu quand elle nous avait tous perdus…

 

 

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http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-et-nouvelles/au-bord-d-elles-1592503


 

Jesse CRAIGNOU

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Publié le 27 Mai 2012

for Yasmina

 

 

Yasmina renamed Jasmin by her wild witch of a boss -who renamed everybody regardless whenever she simply didn’t massacre your name-  was forever on her toes… forever all fingers and thumbs… numb and silent in the whirlwind of the screams and screeches of her evil malevolent high priestess…

 

If Yasmina was far from the most qualified personal assistant cleaner receptionist answering machine coffee maker girl photocopier maintenance engineer Friday in the world… despite her good looks she’s welcoming and friendly to all alike for all form of qualification while her boss has her running hither and thither shouting… Jasmin here… Jasmin there… Jasmin everywhere… Jasmin in the air… to the point that neither Yasmina nor Jasmin care… wherever whatever whenever Yasmina doesn’t seem to do right in her eye…

Yasmina doesn’t want to know… Yasmina  doesn’t even seem to hear her… Yasmina doesn’t want to hear Jasmin and especially not connexed to her name… a name that doesn’t ring a bell a name that doesn’t ring anything… especially not the bell of a bell girl such as Yasmina…

Yasmina lives in a world of her own… floating about the place like a benevolent beneficial ghost… smiling shining…

 

Ever ready ever happy tiptoeing on her toes Yasmina welcomes everyone in equal terms and on equal terms… besides barely making vent of her work or a sound in the exercise of her duties… although if there is one name floating about the place it is Yasmina like her perfume… People pray and praise her for her good deeds and works in devotional words… sending her cards upon their returns which Yasmina pins up as ex-votos for claim to fame… Yasmina here… Yasmina there… Yasmina everywhere… Yasmina in the air…

 

Her boss is in actual facts dead lucky to have her run the place in her stead and in her staid… for Yasmina is the life and soul of the place… and in all fairness Yasmina is dead lucky to have the school to run her life for truth be told Yasmina has no life besides the school… Yasmina works for a living and Yasmina’s life is work…. Form dawn to dusk Yasmina is on deck flying the flag of the place… come rain or shine…

 

 

If I got to know Yasmina through the lengthy years of our teamwork in that school where I filled in for teachers, time and stipend through the summer months… little did I know of her and far was I from imagining what was going on under the volcano… fate was moving in and closing in closer and closer… doom drawing near…

 

Yasmina lived alone in Paris far away from her family in Marseilles… ill-fated family. Her mother had died early of malignant cancer and her father himself seriously ill needed constant care… no to mention her brother who could never keep a job…

 

Despite the ill winds of a somewhat tormenting life Yasmina seem to live up to expectations and make her way through her user-unfriendly life… riding the crest of the wave of the tough sea of life… Yasmina’s boat certainly rocked but never capsized…

 

 

In the last year Yasmina had met a man.

A long spring weekend in Toulouse and life has sent her long awaited roses at last in the form of a courteous young man her age who couldn’t stop but send her roses everyday… calling her every day and her calling him back all the way to a long distance love affair…

 

Yasmina’s weekends became afizz with returns flight one way or the other and the lovebirds to start building their nest… return love for returned love… her newfound love seemed to lift her and Yasmina was permanently on cloud nine…

Return trips for returned love… Toing and froing about the place Yasmina went on about her business… wind in her sails… seemingly noticing even less of the world around her… the world about her… and her wild witch of a boss seemed to have taken on an air of Madonna blessing the comings and goings of Yasmina’s blessings…

 

Yasmina’s life was now flowing in a constant ebbing of happiness…

Yasmina by nature so reserved and subdued opened up to the world and people around her… and kissed and told of her love and life…

She knew no end of telling and retelling the retail of her love… Whoever the guy was he was certainly lucky and Yasmina’s luck !

By all of Yasmina’s accounts every woman’s dream and every man’s challenge…

Yasmina’s happiness was infectious and viral… catching all of us in its wake…

Yasmina dreamt and was dreaming and caught dreaming on many occasions while she’s weaving her own future… with the mere threads of romance… time-honoured tale of love and happiness…

 

 

Then one day… crash ! bang ! wallop !

The tsunami of love left Yasmina stranded in the wreckage… by herself… all alone… on her own… to pick the pieces of her broken heart…

The crater of the volcano cracked squirted the scalding lava overrunning all her labour of love… Yasmina hisses hits spits washing sweeping the sand of the beach of romance with one wave… one brush of the arms armoured with nothing but venom she spits barks bellows bites anyone in sight shoots on sight moving targets of anyone unlucky enough to cross the burning path of her scorched land… Yasmina’s guns are loaded and her finger is on the trigger… Love’s no longer in control…

 

Yasmina has blown a fuse… in hysterics… amok…

Nobody dares say boo…

She makes a beeline for her boss grunts shouts yells… that she hates her… and the whole world thrown in…

She hates us all.

All alike… all aboard the ship of fools she sails in the narrows of the new deal of her life… Like her washed a shore since her ship has run aground… we’re lost… lost for words… stranded… on the unfriendly shore of Yasmina’s trade winds…

 

Yasmina… get a grip on yourself… calm down… it can’t be that bad… whatever it is… What’s happening ? Talk to us… Tell us… Are you alright ?

She has us all begging… beseeching… pleading to help her…

We’re all grieving for this grievous bodily harm that has come to our Yasmina.

 

Everybody is by now imagining the worst… Push has come to shove and the worse to the worst… no doubt…

Yasmina’s angel has taken off… Another woman… Time and distance corroded this birthing love… We’re all heartbroken for Yasmina’s sake.

 

The boss who heart had stopped beating in the stone age in an unexpected surprising rush of compassion takes her in to her office for comfort… and support… to lend a supportive ear… to confide… to get it off her chest… all to no avail… nothing works… Yasmina won’t be quietened… won’t rest… will not know respite… despite all the care and attention she’s suddenly surrounded with… nothing no one will help !

 

As if by some malevolent run of event things to turn out for the worse…

Yasmina is by now rabid… delirious vengeful uttering words one would never have guessed she even had in her… utter chaos total confusion… Yasmina’s world is tumbling down… sinking lower and lower by the minute… no ship to port…

 

Emergency call is dialled and a doctor comes to Yasmina’s emotional rescue… left with the only device of sending her to the nearest hospital for A & E care with psychiatric assistance… while her boss in a renewed thrust of sympathy looks up Yasmina’s parents coordinates to let them know of her whereabouts… and condition.

 

Looking searching seeking…

 

Eventually after what felt like light years of unrewarding quest Yasmina’s mother picks up the phone !

No she’s not dead… and yes her father is well and as her brother who has had a good job for years… the boss falls from all clouds… She even confesses to have often worried about them…

She tells Yasmina’s parents of her misfortune and telephone number of the hospital she’s at… the ward she’s in… so they can get in touch…

 

Yasmina’s had opened below her and engulfed her in the fold…

The paradise so carefully crafted knitted woven by Yasmina has turned into a hellhole ! Yasmina’s Icarus flight had got the better of her wings…

Was her way to hell paved with good intentions ? Was she nothing but another fallen angel in the bottomless pit of ill-fated love ?

Was Yasmina’s dress begging for the finishing touch of a wedding ring ? Did she have to have him wrapped around her finger ?

 

 

Yasmina ridden with tranquilisers and antidepressants… is shut in herself… locked in herself to the amazement of onlookers trying to reach her a wasted attempt to make some form of contact… ever since she arrived… and nobody knows of her… of her life… of her kins who never came to visit her…

 

And all that time all the whole her knight in shining armour never showed up nor gave any sign of life… either way… no sympathy no violins… for his queen of a thousand and one nights…

 

All aghast at her ghostly sight… we cannot help but wonder and let our mind wander wild guessing as to what might have gone on in her screwed up mind ?

No one will probably ever know Yasmina… Yasmina’s secret ? the secret she took away with her in the tomb of her silence… a silence she might linger in longer than ever told… if not forever…

While her eyes shine with that unfathomable depth radiating and fading away all the same as if to say… to say things that will never be heard… never told a soul…

Bemused from the recess of her seclusion Yasmina lives and relives the memory of a love that cannot be taken away from her…

 

 

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http://en.youscribe.com/catalogue/books/literature/literary-creation/keeping-me-company-1669318

 

 

Jesse CRAIGNOU


 

 

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Publié le 27 Mai 2012

Un de mes romans préférés...

 

Cette histoire de la Lady of Hay est intéressante sous plusieurs aspect:

l'histoire, l'ambiance et les contextes.

 

Que faire quand, à corps défendant, vous refaites le voyage d'une autre vie ? D'une autre histoire ?

Que votre histoire est à la fois votre histoire et une autre histoire ?

Que vous êtes à la fois vous-même et autre ?

Comment concilier, réconcilier même, deux facettes, deux dimensions, deux temps... deux pans d'une seule histoire ?

La roue du karma tourne et retourne en cercles croissants, passant et repassant à l'aune du temps...

 

Une littérature accessible autant qu'intéressante

pour un histoire plus qu'originale.

Une manière de revisiter l'histoire par deux histoires...

 

 

Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 27 Mai 2012

Un de mes préférés du nouveau roman et de Nathalie Sarraute !

Il faut aimer le nouveau roman
qui a cette approche particulière de regarder le monde, la vie et les sentiments...
Un repli intérieur, un repli sur soi, et sur les autres
au travers d'une lunette plutôt intellectuelle et littéraire
qui chérit les mots...

Son premier roman, publié à compte d'auteur
est reconnu pour être le premier ouvrage du genre.

Nathalie Sarraute est tout un univers
que je vous invite à découvrir et à partager !

Nathalie Sarraute lit également ses livres
et les a lu jusqu'au bout de sa longue vie...
pour notre plus grand bonheur.

 

Jesse CRAIGNOU


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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 19 Mai 2012

Toni

 

à Toni pour toujours

 

 

J’ai rencontré cette fille blonde comme les blés aux yeux bleus comme le ciel de l’été éternel… avec la vivacité du tournesol qui suit le soleil…

Notre bande en pleine débandade nocturne se retrouvait là au Tiroler Bar tous les soirs pour un pot avant de descendre en bataillon rangé jusqu’au bowling pour nous échauffer avant de nous enfermer dans la discothèque enfumée et funky qu’était alors le Carioca…

Toni avait l’habitude de flirter avec moi mais dès que je m’approchais un peu trop à son goût, j’étais débouté… debout laissé avec mes douceurs contre ses aspérités…

 

Et il avait cet autre garçon Tony, anglo-italien au sang chaud, qui en pinçait pour elle et pinçait tous les garçons qui avaient des vues trop en vue sur l’objet de son désir… car tout le monde aimait Toni et les garçons l’adoraient… notre petite Marylin du Tiroler et du Carioca… chaud et froid de nos nuits d’adolescents attardés… et attristés de devoir renoncer à l’appel de la sensualité de Toni…

Pour nous, il n’y avait personne d’autre pourtant… Pas d’autre garçons… Juste Tony Toni et moi… Un jour Tony m’a provoqué en duel mais je ne suis pas du genre bagarreur et j’ai laissé Toni décider… hélas…

 

Toujours aussi affriolante et froufroutante, Toni hypnotisait tout le monde… et tout son monde… les garçons tombaient à ses pieds… Toni les regardait du haut de son piédestal et rayonnait sur nous tous… pour notre plus grand bonheur et notre plus grand malheur… Tel le soleil Toni était la vie même…

 

Et puis Toni m’a quitté un beau jour d’été…

Et puis j’en ai fait mon deuil… et j’en ai pris mon parti de ne plus m’en enquérir… Sans regret sans grief… la vie suivait son train d’enfer… et j’en ai vite déduit que Toni était partie sous d’autres cieux… pour une vie enviable… et que probablement elle refait surface comme elle m’était apparue au premier jour… Ainsi va la vie…

Et puis Toni nous a quittés un beau jour d’été…

 

La vie allait son train bon an mal an jusqu’à ce que Razmick, qui avait été témoin de notre histoire, ne ressorte son nom au fil d’une conversation… quelques années plus tard…

T’as pas entendu ce qui est arrivé à Toni ?

Toni ? La Toni de Tony ?

Ouais exactement… La Tony de Toni comme tu dis…

Raz… arrête tes conneries… Comment veux-tu que je sache ce qui est arrivé à Toni ? et pourquoi je saurais quoi que ce soit ? Tu n’oublies qu’elle avait fini par l’épouser lui ?

Et moi de penser qu’il plaisantait…

Justement… Elle a fini par l’épouser et ils sont partis en voyage de noces…

Comme tout le monde… au bout du monde…

Non pas au bout du monde en Belgique… où ils se sont tués dans un accident de voiture… Je l’ai lu dans la Gazette ce matin… Il est mort et… elle est morte...'


 

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http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-et-nouvelles/au-bord-d-elles-1592503

 

Jesse CRAIGNOU

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Publié le 13 Mai 2012

 

 

Vivre par dessus tout

Vivre pour aimer

Vivre pour donner

Vivre pour servir

Vivre pour vivre

Vivre en tout et pour tout

Vivre avant tout  

 

Vivre pour vivre

Vivre pour ne faire rien d’autre

Vivre pour ne pas mourir

Vivre pour quelque chose

Vivre pour avoir sa dose

Vivre à moins d’autre chose

Parce ne sait rien faire d’autre…

Vivre pour survivre

 

 

Jesse C RAIGNOU

 

 

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Poésie - Poetry

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Publié le 12 Mai 2012

  

à Agnès

 

 

Je la trouvais… je la retrouvais ce matin-là dans ma cuisine plantée devant un verre vide en transe en train de méditer sur le fait de ranger ou pas le conteneur dépourvu… Vide pas à moitié plein ni à moitié vide mais vide… elle avait fait le vide du verre de ses pensées…

Ce verre s’était fait boule de cristal qui révèle les aléas de la journée à venir…

 

Et c’est que je vis qu’elle avait vu que je l’avais vue… La tache la marque la trace… la preuve qu’elle avait bu… le rouge à lèvres de ses lèvres avait décalqué…

Maintenant pourvu qu’on ne le montre pas… tout le monde allait voir savoir tout le monde allait savoir qu’elle était venue se faire voir ici avec moi chez moi… pour retrouver son moi… se retrouver face à elle-même… face à face devant cet autre miroir… cette autre facette d’elle-même… quand elle avait souvent déjà tant de peine à se reconnaître… mais là ses lèvres ce rouge sur le verre ce sourire ce baiser presque c’était bien elle bien là…

 

Mais déjà son regard repartait dans le vide… dans le vide du verre et elle avait repris sa méditation… sa médiation avec l’instrument offensif de sa présence de son passage… le verre étain était tain… miroir de sa personne mais là le verre sans tain le verre sans fin perpétrait la pénétration de sa personne dans ce lieu…

 

Elle était venue ici se reposer.

Prendre du temps pour elle. Prendre son temps. Perdre son temps… Se perdre. Se poser arrêter la course folle de sa vie… de va et vient à deux cent à l’heure et à cent sous de l’heure… Elle était venue ici se reposer… pas se dépasser… pas se doubler… pas se dédoubler… Certainement pas… Pas à pas se retrouver… se trouver… et voici qu’elle s’était perdue dans un verre… qui se proposait de lui montrer ce qu’elle était qui elle était… Elle était belle et bien là… face à elle-même livrée à elle-même telle qu’elle se livrait au monde au moment où elle croyait bien se délivrer… Elle était venue ici se reposer… déposer les armes… se laisser déborder… dérouler la trame de ses larmes… Se perdre pour se retrouver…

 

Et dans le verre vide elle revoyait le verre plein.

Combien d’autres qu’elle avaient déjà déraillé dérapé dans le vide de la boisson ? Elle avait toujours maintenant le cap d’une tempête dans un verre d’eau elle avait surfé sur la crête de la vague pour aller plus haut plus loin… car le verre même vide reste toujours à moitié plein…

 

Et dans le verre que voyait-elle du futur de son avenir de son advenir ? Qui allait venir survenir parvenir ? Mais déjà dans le présent il ne lui était pas évident de se projeter dans l’avenir…

 


 Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 5 Mai 2012

Un retour de Didier Sustrac est toujours la promesse d'une douceur au dessert...

 

Chanteur d'ascenseur n'est pas de la musique pour ascenseur..

mais peut-donner l'envie d'aller un peu plus haut en sa compagnie...

Le bossa noveur français est toujours aussi bosseur !

 

Des textes personnels et intimes... d'une poésie légère...

sur des musiques douces avec des voix susurrées... et des musiques pas saturées...

 

Didier Sustrac a un côté Souchon qui reste sur la tangente de la chanson française...

à découvrir et faire (re)découvrir...

 

Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 3 Mai 2012

Me la prendo con Dio

Ogni volta

Che ti vedo

Me la prendo con Dio

Ogni volta

Che ci credo

 

E poi

Scompari

Sparisci

Chissà dove vai a finire

Che vai a fare

Semmai vai al mare

In campagna

In montagna

Magari in osteria

In quale compagnia

 

Me la prendo con Dio

Ogni volta

Che ti vedo

Me la prendo con Dio

Ogni volta

Che ci credo

 

 

Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Poésie - Poetry

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