Publié le 30 Décembre 2011


 

So you want to go

Leave me well then go

But just before

Once more

For old times sake

I want to love you

 

I want to love you

Right out of my life

I want to love

So right love so nice

I want to love you

Right out of my life

 

Time for you to go

Time for you to know

That just before

Once more

For old times sake

I want to love you

 

 

 Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Chants - Songs

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Publié le 29 Décembre 2011

If you're only living

for living

living for growing

living for holding

living for aging

then you're not living

for you're only taking

living is giving

living is caring

living is loving

 

Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Poésie - Poetry

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Publié le 29 Décembre 2011

 

Aujourd'hui sera le dernier jour de mon existence

La dernière fois que j'ferme les yeux

Mon dernier silence

J'ai longtemps cherché la solution à ces nuisances

Ca m'apparait maintenant comme une évidence

Fini d'être une photocopie

Fini la monotonie, la lobotomie

Aujourd'hui, j'mettrais ni ma chemise ni ma cravate

J'irai pas jusqu'au travail, j'donnerai pas la patte

 

Adieu les employés d'bureau et leur vie bien rangée

Si tu pouvais rater la tienne ca les arrangerait

Ca prendrait un peu d'place dans leur cerveau étriqué

Ca les conforterait dans leur médiocrité

Adieu les représentants grassouillets

Qui n'boivent jamais d'eau comme si ils voulaient pas s'mouiller

Les commerciaux qui sentent l'aftershave et l'cassoulet

Mets d'la mayonnaise sur leur mallette ils s'la boufferaient

Adieu, adieu les vieux comptables séniles

Adieu les secrétaires débiles et leur discussions stériles

Adieu les jeunes cadres, fraichement diplomés

Qu'empileraient les cadavres pour arriver jusqu'au sommet

Adieu tous ces grands PDG

Essayes d'ouvrir ton parachute doré quand tu t'fais défenestrer

Ils font leur beurre sur des salariés désespérés

Et jouent les vierges effarouchées quand ils s'font séquestrer

Tous ces fils de quelqu'un, ces fils d'une pute snob

Qui partagent les trois quarts des richesses du Globe

Adieu ces p'tits patrons, ces beaufs embourgeoisés

Qui grattent les RTT pour payer leurs vacances d'été

Adieu les ouvriers, ces produits périmés

C’est la loi du marché mon pote, t’es bon qu’à te faire virer

Ça t’empêchera d’engraisser ta gamine affreuse

Qui se fera sauter par un pompier qui va finir coiffeuse

 

Adieu la campagne et ses familles crasseuses

Proche du porc au point d’attraper la fièvre aphteuse

Toutes ces vieilles, Ces commères qui se bouffent entre elles

Ces vieux radins et leurs économies de bouts d'chandelles

 

Adieu cette France profonde

Profondément stupide, cupide, inutile, putride

C’est fini vous êtes en retard d’un siècle

Plus personne n’a besoin d'vos bandes d’incestes

 

Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale

Qu’essaient de prouver qu’ils valent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent

Tous ces connards dans la pub, dans la finance

Dans la com’, dans la télé, dans la musique, dans la mode

Ces parisiens, jamais contents, médisants

Faussement cultivés, à peine intelligent

Ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût

Qui regardent la province d’un œil méprisant

 

Adieu les sudistes abrutis par leur soleil cuisant

Leur seul but dans la vie c’est la troisième mi-temps

Accueillants, soit disant

Ils t'baisent avec le sourire

Tu peux l'voir à leur façon de conduire

 

Adieu ces nouveaux fascistes

Qui justifient leur vie de merde par des idéaux racistes

Devenu néo-nazis parc que t’avais aucune passion

Au lieu de jouer les SS, trouve une occupation

 

Adieu les piranhas dans leur banlieue

Qui voient pas plus loin que le bout de leur haine au point qu’ils s'bouffent entre eux

Qui deviennent agressifs une fois qu’ils sont à 12

Seuls ils lèveraient pas l'petit doigt dans un combat de pouce

 

Adieu les jeunes moyens, les pires de tous

Ces baltringues supportent pas la moindre petite secousse

Adieu les fils de bougres

Qui possèdent tout mais ne savent pas quoi en faire

Donne-leur l’Eden ils t’en f'ront un Enfer

 

Adieu tous ces profs dépressifs

T’as raté ta propre vie comment tu comptes élever mes fils ?

Adieu les grévistes et leur CGT

Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés

Qui fouettent la défaite du survêt’ au visage

Transforment n’importe quelle manif’ en fête au village

 

Adieu les journalistes qui font dire ce qu’ils veulent aux images

Vendraient leur propre mère pour écouler quelques tirages

 

Adieu la ménagère devant son écran

Prête à gober la merde qu’on lui jette entre les dents

Qui pose pas de question tant qu’elle consomme

Qui s’étonne même plus de se faire cogner par son homme

 

Adieu, ces associations bien-pensantes

Ces dictateurs de la bonne conscience

Bien contents qu’on leur fasse du tort

C’est à celui qui condamnera le plus fort

 

Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées

Qui cherchent dans leur féminité une raison d’exister

Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité

Danser sur des chariots, c'est ça votre fierté ?

Les bisounours et leur pouvoir de l’arc-en-ciel

Qui voudraient me faire croire qu’être hétéro c’est à l’ancienne

Tellement, tellement susceptibles

Pour prouver que t’es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types

 

Adieu la nation, tous ces incapables dans les administrations

Ces rois de l’inaction

Avec leurs bâtiments qui donnent envie de vomir

Qui font exprès d’ouvrir à des heures où personne peut venir

Bêêê, tous ces moutons pathétiques

Changent une fonction dans leur logiciel ils se mettent au chômage technique

A peu près le même Q.I. que ces saletés de flics

Qui savent pas construire une phrase en dehors de leurs sales répliques

 

Adieu les politiques, en parler serait perdre mon temps

Tout le système est complètement incompétent

 

Adieu les sectes, adieu les religieux

Ceux qui voudraient m’imposer des règles pour que je vive mieux

 

Adieu les poivrots qui rentrent jamais chez eux

Qui préfèrent se faire enculer par la Française des Jeux

 

Adieu les banquiers véreux

Le monde leur appartient

Adieu tous les pigeons qui leur mangent dans la main

 

Je comprends que j’ai rien à faire ici quand j'branche la 1

Adieu la France de Joséphine Ange-gardien

Adieu les hippies leur naïveté qui changera rien

Adieu les SM, libertins et tous ces gens malsains

 

Adieu ces pseudos artistes engagés

Plein de banalités démagogues dans la trachée

Écouter des chanteurs faire la morale ça me fait chier

Essaie d’écrire des bonnes paroles avant de la prêcher

Adieu les petits mongoles qui savent écrire qu’en abrégé

Adieu les sans papier, les clochards, tous ces tas de déchets, je les hais

Les sportifs, les hooligans dans les stades, les citadins, les bouseux dans leurs étables

Les marginaux, les gens respectables

Les chômeurs, les emplois stables, les génies, les gens passables

De la plus grande crapule à la médaille du mérite

De la première dame au dernier trav’ du pays…

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Lecture - Reading

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Publié le 28 Décembre 2011

JOURNAL…

 

Journal

Journal intime et traître à la fois

Journal

Journal intime et maître de moi

Je t’ai confié mon cœur et tu l’as répudié

Je t’ai confié mes heurs et tu les as publiés

Tu m ‘as consolé puis tu m’as ri au nez

 

Tu gardes tes distances

Je te fais des avances qui restent en suspense

 

… tu me dis comment tu vis toi…

 

T’es pas déloyal

Ni idéal, toi

T’es juste mon journal

Mon journal à moi

 

Ma foi

C’est pas ta faute

Si tu me ris au nez

Je t’avais confié mon cœur

Et tu l’as dénudé…

 

Un jour j’ai lu dans tes pages à voix haute

‘Je m’en fous !’

Je me suis à genoux

 

Je t’ai confié un souvenir

Et tu as eu un trou…

 

 Jesse CRAIGNOU


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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

Publié dans #Poésie - Poetry

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Publié le 28 Décembre 2011


À Maike

 

 

J’ai un nom celui que me donne certains amis qui résonne comme une musique qui a mis longtemps à faire reconnaître ses lettres de noblesse si elle fait aujourd’hui référence pour beaucoup d’amateurs…

 

Un nom qui jase sur toutes les lèvres un parfum de jasmin remonté de la Nouvelle-Orléans calypso porté par Chaz Washington en concert dans un cave de Detroit sur un swing jasi jaja importé d’Afrique un côté sexuel un rythme chaloupé calypso venu d’Indonésie… Jazz à Java… Quand le jazz est là la java s’en va… Jazz à tous les étages… qui glisse en suisse… chuinte et suinte… À tout va tout me va tout me sied. Je suis un enfant du monde et donc j’en ai forcément plusieurs composantes en moi. J’essaie d’y trouver mille et une raisons mille et une explications sans raison garder.

 

Une muse musique venue d’on ne sait où qui va on ne sait où comme ça portée sur la ligne mélodie d’un vent mauvais… qui fait contre mauvaise fortune bon cœur…

Be bop a lula…

Sorti remonté des profondeurs des heures les plus noires de l’histoire de l’homme je surfe sur tous les tons. Une voix rauque donne dans les trémolos… au solo du saxo.

Rock a doodle doo your baby…

 

 

Pour mes amis italiens je suis Jè et je signe mes textos J… Pas si loin du Jezza Britannique… que je revêts parfois outre-Manche… tout ça jase beaucoup autour de moi.

 

Jézabel halo holocauste de l’amour aussi… dévorée par l’amour et dévorée par amour…

 

Jesse James rachetant son droit de vivre…

Jess Jess Jess comme les balles qui sifflent à mes oreilles les baffes dans les baffles…

 

Sur tous les tons sur toutes les notes… Jesse Jess Jezza Jè J… All that jazz…

 

Jesse CRAIGNOU


 

 

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 28 Décembre 2011


Mes sosies…

 

A Colette (ma main droite)

 

 

Ils m’ont poursuivi toute ma vie. Mes sosies.

Et dire qu’ils voulaient tous se faire passer pour moi !

 

En arrivant en revenant de loin très loin trop loin dans ce collège de province française ils se sont tous mis à m’appeler le Chinois… C’est vrai que fraîchement débarqué du Moyen-Orient j’avais dû prendre les traits de mes congénères locaux déchirés entre l’Est et l’Ouest.

Puis l’année suivante ça a été Pompidou ! Il paraît que c’était les sourcils…

Au début ça m’a complexé et puis tout le monde a vite oublié et pour un temps je suis redevenu… moi.

 

Jusqu’au jour où… à seize ans The Rubettes font un tabac et toutes les filles me poursuivent… Elles sont folles d’Alan Williams (Alan ! Alan ! Alan !) leur chanteur et je chante… Je change de coupe et là c’est John Richardson (John !) leur batteur… Aujourd’hui encore à regarder leurs vidéos et mes photos c’est flagrant… et mes amis restent bluffés.

 

À la queue d’un cinéma parisien dans les 90 deux filles devant nous bavardent se retournent me regardent se retournent parlent se retournent et me demandent : ‘Excusez-moi, vous n’êtes pas Gérard Jugnot ? Vous avez raison je ne suis pas Gérard Jugnot… Allez, vous ne voulez pas le dire…’ Elle se retourne dépitée ne croyant en rien ma négation… et je me rappelle que quelques années auparavant déjà un Français en Angleterre m’appelait Pinot en hommage à l’acteur que je ne connaissais pas alors…

 

Récemment une amie me parle d’Éric Fottorino que je ne connaissais pas encore. Elle m’envoie une photo. C’est vrai il me ressemble !

 

Ils ont bien de la chance de me ressembler tous ces gens.

 

Mes sosies ne sont pas tous aussi célèbres que moi.

Une tradition veut que l’on ait tous notre sosie quelque part. Il y a probablement dans le monde de l’humanité des dizaines de personnes qui ressemblent à d’autres… C’est le propre de la race humaine.

En visagisme on étudie les formes basiques du visage qui se rapprochent et si l’on regarde les crânes nous sommes tous frères…

 

Mais je me demande si on a demandé un jour à quelqu’un s’il était moi et si je finirai par me ressembler un jour ou si tous mes visages me ressemblent.

 

 Jesse CRAIGNOU


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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 28 Décembre 2011

20: 30 : Générique de fin du JT.

 

20: 32 : Au programme sur notre chaîne ce soir…

Un divertissement suivi de votre série policière… et pour finir un divertissement…

 

20: 35 : Et avant le début de notre programme de la soirée, une page pub….

Mhm ! Miam Miam ! Boum ! Crac ! Berk ! Vroum ! Schhh ! Doup Doup Doup ! Wow !

 

20: 38 : La météo…

Le temps demain sera, au nord froid et pluvieux entrecoupé d’averses et de tempêtes, au sud chaud et sec avec des périodes fortement ensolléillées…

 

20: 40 : Au programme sur notre chaîne cette semaine…

Une semaine de divertissements et de vos séries policières… et pour finir un divertissement…

 

20: 43 : Pub

Mhm ! Miam ! Miam ! Boum ! Crac ! Berk ! Vroum ! Schhh ! Doup Doup Doup ! Wow !

 

20: 46 : Météo de la semaine

La météo de la semaine sera toute en couleurs… Soleil, vent, pluie, gel, tout à tour de rôles en-dessus et en-deçà puis en-dessus des normales saisonnières…

 

20: 50 : Votre série policière préférée revient sur notre chaîne… avec Geneviève Dujenou et Roland Matador

 

20: 54 : Pub

Mhm ! Miam Miam ! Boum ! Crac ! Berk ! Vroum ! Schhh ! Doup Doup Doup ! Wow !

 

20: 57 : Météo de demain

Le temps demain sera, au nord froid et pluvieux, entrecoupé d’averses et de tempêtes, au sud, chaud et sec avec des périodes fortement ensolléillées…

 

20: 58 : Météo de la semaine      

La météo de la semaine sera toute en couleurs… Soleil, vent, pluie, gel, tout à tour de rôles en-dessus et en-deçà puis en-dessus des normales saisonnières…

 

 

Et dès à présent notre film du dimanche soir…

 

 

Ouf… Je sais pas toi, mais moi, tout ça, ça me tue… J’en peux plus… Je vais me coucher…

T’as raison moi aussi… Éteins la télé !

 

Trop de télé tue la télé…

 

 

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 26 Décembre 2011

 

à Orelsan (du grand arp !)

à Faiz H

 

 

Boum !

Tel victime de la détonation à son adresse le vieux s’écroula… Déflagration…

La jeune vendeuse de la grande enseigne ne put s’empêcher de penser à son grand-père… Elle alla voir si elle pouvait l’aider mais l’homme resta immobile tel sans vie… la main crispée sur l’album du jeune rappeur avec toute la dernière force qui lui restait… Que pouvait faire le grand-père avec cet album ? Cela n’avait pas de sens… Il devait s’agir d’un cadeau… Si on pouvait parler d’un cadeau ! L’homme devait être à des années lumière de ce monde… Ou complètement fou…

La violence de sa banlieue de résidence se rappela brutalement à elle comme si un coup de feu avait retenti pour abattre le retraité… La vie l’avenir qui n’a pas de futur tel qu’Orelsan le décrit dans son troisième opus Insanité… Tout n’est qu’insanité…  Boum ! Boum ! Bang !

Big bang dans son cœur…

Tout ceci l’avait-il conduit avait-il abouti à son suicide social au final… au bout de cette longue vie dans ce monde immonde qui manquait de plus en plus de poésie d’harmonie et de beauté ?

 

On appela l’ambulance… qui l’embarqua pour l’hôpital… où il fut pris en main… en urgence… l’urgence de la vie qui ne sait pas attendre… quel que soit le moment… séance tenante !

 

 

Et dès que je suis tombé là sur le sol froid je me suis senti m’élever au-dessus de moi au-dessus de moi-même au-dessus de tout veillant tant mon propre corps que surveillant l’activité frénétique que j’avais causée sans en être conscient…

 

Et la jeune fille ne pouvait s’empêcher de penser…

Que faisais-je à mon âge agrippé au CD d’un artiste que je ne devais pas connaître… que je ne pouvais pas connaître… qui peut-être était responsable de ce choc culturel qui m’avait frappé et emporté… C’est sûr l’impact culturel de la découverte de l’opus avait pu me faire avoir cette attaque… avait du me faire avoir cette attaque… c’est sans doute me sentant tanguer me voyant perdre pied perdre le contrôle que j’avais désespérément essayé de me raccrocher à un objet à ma hauteur… s’interroger… sur ce vieux dérangé… dérogé… Quel vieux fou !?

Et puis si après tout aussi incroyable que cela puisse être à ce CD était vraiment un choix… pourquoi celui-ci ? L’artiste en avait sorti deux autres… Le grand-père ne pouvait pas être fan…

Insanité… ce titre ici était insolent insultant… inapproprié… détonant… Pas étonnant que j’en aie fait une attaque… Bien fait pour moi après tout… J’aurais dû m’y attendre… N’apprend-on donc jamais ? Y a-t-il un âge de raison ? Du raisonnable ?

Là d’où j’étais… où je me tenais… je la tenais par la main et lui montrais combien nous sommes proches tous les trois mais elle ne semblait pas y prêter attention…

 

Je voulais lui dire qu’on ne vieillit jamais… qu’on reste toujours un enfant un rebelle… l’anar nanar que j’étais à quinze aurait écrit la même chose… aujourd’hui encore… et je l’écrirais encore dans quinze ans… rebelle que j’étais comme la belle… de cette vie plus belle qu’est cette vie poubelle…

 

Jesse CRAIGNOU

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Rédigé par Jesse CRAIGNOU

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Publié le 25 Décembre 2011

 

 

Boarding the InterCity into the capital she had a funny feeling a fluke… but then again she regularly experienced those feelings… and she didn’t like the train…

 

Boarding staying put… waiting to reach her destination alone… killing time with a book bought at the eleventh hour in the station she wouldn’t enjoy anyway… amidst people she didn’t know and hadn’t chosen to mix with and wouldn’t mix with at the best of times anyway… One of those things in life with its weird and wild chances…

Two’s company and two meant a car and driving…

She was a car person not a train traveller.

Sat at the wheel with the wind in her hair she was ready to take the whole world on…

Let the real her take over… Riding the wild wind and feel she was in control holding the reigns… in command.

Three’s a crowd… and trains pulled crowds of uninvited company…

 

The ride went uneventfully peacefully well to the point of boredom.

The landscape unwinding outside before her seen-it-all eyes rising from her book on synchronicity… What fate brought things on ? Caused events to arise ? To happen ? To occur ? To the point that she realised she hadn’t noticed any of her travel mates… yet…

 

Reaching Euston she caught sight of the man sitting opposite her who started a conversation on the book she had in hand…

Yes he did know the book and quoted from it even… Courtesy rules he introduced himself a journalist rather learned relaxed a ladies’ man although no womaniser… They exchanged on their reasons for travelling… their readings and the man seemed to read her like an open book. Awed yet not under influence she had to admit she found him charming as well as interesting… and when he enquired as to the next step of her trip she confided that the person who was supposed to meet her had just called to say he would be at least half an hour late… not the best of times for the six-month pregnant woman she was… Undeterred he offered to keep her company until then and flicking the touchscreen of his smartphone he called his wife to let her know of his delay and reason…

 

Touched at the friendly attention whilst the charm of the company and conversation was working on her she took him on… if only not to break the spell… woven by this man somewhat exercising an unusual volatile presence… He weighed on her no more than a perfume a whiff of fresh air… speaking on about synchronicity… like a rail Sheherazad tying places and people over with her rail tales… The words just flowed from their lips as though from a neverending source of wisdom. In the buffet of this big station better suited to passing than staying she found herself in a haven of exchange and communication… a rewarding company where company was usually merely short-lived… at best and always kept in noise among all those people rolling suitcases moving about like ill-fated cattle.

She could not help but think about that Italian song liking life to a train which people boarded and alighted along the way…

 

The wait filling their exchange stretched for over two hours in mutual ravishment… when the person who was meeting her arrived to take her away from the hustle and bustle of the unwelcoming place.

She picked up her handbag with regret and got up to realise that her travel mate had disappeared vanished into thin air… Evaporated without leaving the slightest trace…

 

That was when the surrealistic dimension of the event dawned on her.

She imagined that in her anxiety and the discomfort of the train she had made up that travel companion ideal to the point of understanding her and getting to the heart of her better than she ever did…

But then… Were people on trains real people ? Or merely ghosts in passing accommodating this timely respite ? rest ?

She then felt embarrassed shy at the idea of having been violated in her most intimate self in broad daylight for all the world to see… to witness… in spite of her… without seeing anything there to be said to be done about it… nothing but the mere pleasure of sharing a friendly moment in mutual agreement.

 

No of course her imagination was playing tricks on her… he had discreetly taken leave of her bidden her greetings only she had been too busy with connecting back to her contact to notice… Back to reality… But then they hadn’t exchanged any personal details strands shreds of information a trace… Business cards ? She didn’t know his name and he didn’t know hers… He had vanished into thin air mingled in the crowd blended in this inhuman kind… They had reached the end of their parallel tracks.

That man didn’t exist she had made him up to soften the raggered ride and allow time to take this shortcut to her means and ends… to nourish her memories… Fancy.

Pure fantasy…

 

continue reading on

http://en.youscribe.com/catalogue/books/literature/literary-creation/keeping-me-company-1669318

 

 

Jesse CRAIGNOU


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Publié le 25 Décembre 2011

À Marie-Aude

 

 

En montant dans ce train de province qui l’emmenait vers la ville elle avait eu un pressentiment mais elle avait souvent des pressentiments et elle n’aimait pas prendre le train… Attendre monter rester assise là seule à tuer le temps au milieu de gens qu’elle ne connaissait pas et qu’elle n’avait pas choisis et qu’elle n’aurait pas fréquentés de toutes façons… Hasard de la vie avec ses aléas… Non vraiment elle n’aimait pas prendre le train… Et un voyage à plusieurs appelait la voiture…

Elle était une femme de voiture… S’asseoir au volant et prendre la route en main c’était bien plus elle… Fendre la bise et partir à la conquête du monde avec ses aléas… mais au moins ceux-là elle les maîtrisait.

 

Le voyage se passa plutôt bien calmement presque ennuyeux de calme. Le paysage de campagne défilait devant elle sous ses yeux blasés au lever de son livre sur la synchronicité… Quel destin amenait les événements à advenir à survenir ? Au point qu’elle ne vit même pas ses voisins dans ce train plein de monde…

 

Entrant en gare Saint-Lazare raccrochant son mobile elle aperçut son voisin d’en face qui l’interpela sur sa lecture… Oui il connaissait ce livre et lui en cita des passages… Politesses d’usage il se présenta un journaliste cultivé calme prévenant mais pas pressant… Ils échangèrent sur les raisons de leur voyage… leurs lectures et l’homme semblait lire en elle quand ce n’était pas la devancer. Charmée mais pas sous influence elle lui trouva du charme et de l’intérêt… Quand il lui demanda la suite de son voyage… elle lui confia que le coup de fil qu’elle avait reçu en route lui annonçait un retard intempestif du contact qui devait l’accueillir à la gare… Au moins une demi-heure… long dans son état de femme enceinte de six mois… Qu’à cela ne tienne il resterait avec elle pour lui tenir compagnie jusqu’alors… Sur ce il joignit le geste à la parole caressant déjà son smartphone il appela sa femme pour la prévenir de son retard à son tour et de sa compagnie…

 

Touchée par cette charmante attention autant que sous le charme de la conversation et de l’échange enrichi de ce compagnon de voyage elle accepta volontiers pour ne pas dissiper l’enchantement de cet être entreprenant comme né d’un envoûtement qui lui semblait presque irréel parfum vaporeux… Shéhérazade de son périple… Les paroles coulaient de leurs lèvres telles d’un puits de science et de conscience inconscient mais consistant et scient. Dans ce buffet de gare de passage plus que de rencontres elle trouvait là un havre de paix… en bonne compagnie là où la compagnie ne pouvait être ne savait être que fugace… bruyante compagnie de tous ces gens ce bétail roulant valise plus que carrosse… Carabosse…

Elle pensait à ce succès italien qui comparait la vie à un carrosse roulant sa bosse des passagers montant et descendant en cours de route…

L’attente qui justifiait leur échange se prolongea plus de deux longues heures dans le ravissement partagé… quand finalement son réceptionniste arriva pour l’emporter loin du bruit et de l’agitation de cette salle des pas perdus… Elle se rajusta prit son sac avec regret et se releva pour voir que son compagnon de voyage avait disparu… Évaporé sans laisser la moindre trace ! Il avait filé à l’anglaise…

 

Et c’est là qu’elle réalisa la dimension surnaturelle de l’événement.

Elle s’imagina même que dans l’anxiété et l’inconfort de son voyage elle s’était inventée ce voyageur accompagnateur idéal au point de la comprendre et de la connaître mieux qu’elle même…

Les gens des trains étaient-ils vivants ? Ou simplement des fantômes de passage s’accommodant de ce temps de répit de repos de repassage ?

Elle en éprouva presque la gêne d’avoir été ainsi avec son consentement violée dans son intimité… aux yeux de tous… au vu et au su de tous…. comme à son insu… sans y voir rien à redire… à lui dire… rien à lui reprocher… rien que le plaisir intense de ce moment privilégié… consenti.

 

Non son imagination l’égarait… Il avait pris congé discrètement pour ne pas s’imposer et s’était dissout dans la foule… Mais il n’avaient rien échangé d’autre que des mots même pas de coordonnées de cartes de visites… Elle ne savait même pas son nom et il ne savait pas le sien. Ils étaient arrivés à l’issue de ce voyage au bout de leur route avant même d’avoir cheminé vraiment ensemble… Cet homme n’existait pas elle se l’était inventé pour adoucir son voyage raccourcir son attente nourrir sa mémoire…

 

 

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http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-et-nouvelles/au-bord-d-elles-1592503


Jesse CRAIGNOU


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