Publié le 25 Février 2011


Brille au ciel grand du soleil de mes yeux

Fais tourner ma tête

J’ai des écrans comme lunettes

Babille pacotilles

Et je crois même à tes poissons d’Avril

Ma vie en rose va pour le mieux

 

 

 

Monstres sacrés

Vous me faites bâiller

Avec vos baiser technicolorisés

 

Monstres sacrés

Allez vous rhabiller

Je ne m’habille pas de lamé – frais odorisé

 

 

Les sectes et les religions ont leurs modes

Et les dieux aussi

Au grand temple de Hollywood

De Beverley Hills

Les Oscar Nominations qui font Vogue

Se remplir de Girls, new starlettes

 

 

 

Monstres sacrés

Arrêtez de babâiller

Vos discours ‘tourne-têtes’ sont des disques rayés

 

Monstres sacrés

On va pas s’chamailler

Pour sourire qui craquent vos minois maquillés

 

 

 

Monstres sacrés

Vous me faites bâiller

Avec vos baisers technicolorisés

 

Monstres sacrés

Allez vous rhabiller

Je ne m’habille pas de lamé – frais odorisé


Jesse CRAIGNOU

 

 

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Publié le 25 Février 2011

  

Hollywood n’attend que toi

                                                Dans ton cinéma

Tu te vis ton horoscope

                                                En cinémascope

C’est comme un voyage

                                                En livre d’images

                                                                                    Qui t’es déloyal…

 

 

Hollywood déploie chez toi

                                                Tout un cinéma

Tu te caches que tu y crois

                                                Mais tout vient de là

Cette boite à images

De montages

                         Qui décorent ta rage…

 

 

 

La pellicule s’est cassée

Et tout s’est écrasé

Dans ton monde technicolorisé

                                                Sur-saporisé

Le grand projecteur

                                                Lance des feux de lueurs

                                                                                    Qui partent en fumée…

 

 

Les lumières sont allumées

Dans la salle affolée

Effarée et défardée

                                                Tu t’es égarée

C’est comme un mirage

                                                Le temps d’un orage

                                                                                    Puis l’oued a séché…

 


Jesse CRAIGNOU

 

 

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Publié le 20 Février 2011

Mais non…

Mais si !

Mais comment ?

Mais qui ?

Mais quoi ?

Mais pourquoi ?

Mais où ?

Mais enfin de quel droit ?

 

« Eh bien voilà ! Ça y est ! C’est fait ! Il peut être content… heureux… fier de lui… de son travail… de sa prouesse… de son œuvre… »

 

Ah, c’est ainsi ? Eh bien c’est du joli … C’est du propre ! Ah, c’est comme ça… Ainsi donc c’est comme ça. Eh bien non. Je préfère me taire…. Voilà, on va dire comme ça. Peut-être est-ce vous qui avez raison alors. Après tout, pourquoi pas ?

 

Il a coupé. Il l’a coupé dans son élan. Au moment où… À l’instant où… À l’endroit où… À la minute, à la seconde même où il allait nous dire, nous annoncer, nous révéler…

Mais non, il a fallu… Il aura suffi… Il a cru… Il s’est obligé… Il s’est senti… Il s’est cru en droit de… c’est cela, il s’est senti en veine… Il a coupé le fil de ses pensées… des pensées… insensées… Il a, lui aussi, jeté le voile sur le dévolu de son œuvre, retiré…

 

Comme si de rien n’était… Comme si de peu s’en fallait…Comme s’il devait… Comme s’il pouvait… jeter son dévolu, résolu, révolté, survolté, exalté, emballé… Il a déballé… Il a lâché le morceau en pleine partie, il a déparé, il s’est emparé de sa parure, de sa parture, de son parterre… de sa partie, de sa partition pour jouer, pour se la jouer, pour se la donner…. pour lui souffler, pour lui couper le souffle, pour l’étouffer… Il s’est gonflé pour le dégonfler, il s’est enflé pour le débaucher, pour lui ôter de la bouche, ce que nous savions tous être, sans appel et, pour ça, il ne sera pas remercié… Il sera remercié… Il ne sera pas gratifié des honneurs qui ne lui reviennent pas de droit… pas du droit d’usurpation.

 

Nous y étions.

Nous le croyions. Nous le savions. Nous allions savoir. Nous allions enfin pouvoir apprendre, savoir, comprendre. La voie de la connaissance allait s’ouvrir à nous, nous épanouir, nous tenir, nous tenir en haleine. Nous allions tenir, nous allions pouvoir retenir, nous allions finalement détenir, nous, nous allions entretenir… mais il a tout défait de son méfait à vouloir se croire parfait.

Si seulement il avait pu s’abstenir… mais il n’a pas pu y parvenir. Il a cru devoir survenir. Il a cru de son devoir de survenir.

Surgir.

Mugir.

Rugir…

 

Rien !

Plus rien…

Rien que le silence béant sur ses lèvres entrouvertes. Le silence saillant, amputé à vif par cet assaillant. Tranché net, rasé, arasé…



Jesse CRAIGNOU

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